SCRIBE sur les ondes : strip-tease, cochons et embauchoir

Ce samedi 25 mars, 4 membres de SCRIBE-Paris, Elsa, Jehanne, Tatiana et Sassoun, étaient les invités de l’émission La Parenthèse de Copéa sur AYP FM.

Quelles sont les raisons qui poussent à intégrer SCRIBE ?

Quelle est la pièce de cette année ? (Bon, si vous ne le savez pas, c’est vraiment que c’est la première fois que vous venez sur notre site… bienvenue !)

Qui sont les cochons et qui les interprète ?

Pourquoi parler d’embauchoir dans une interview ?

Ecoutez notre interview pour tout savoir sur SCRIBE !

(Merci à Jérôme de la Parenthèse de Copéa pour son animation très dynamique de l’émission.)

SCRIBE-Pairs sur AYP FM

A 5 minutes de l’antenne, nous ne sommes pas du tout stressés…

SCRIBE-Paris sur AYP FM

Après l’effort, le réconfort ! Rien de mieux que la nourriture arménienne, miam…

Comment SCRIBE va déshabiller le Roi…

Récit de Jehanne et Sophie, metteures en scène chez SCRIBE cette année.

« Hourra !! Vive le Roi !! Vive le Roi !! » Mais qui est ce souverain? Où sommes-nous, quel est ce royaume ?

C’est chez le Roi Nu que SCRIBE vous emmène cette année, royaume imaginé par l’auteur Evguéni Schwartz en 1934, pour dénoncer les régimes totalitaires de son époque. N’ayez crainte : le propos est sérieux mais plein d’humour, et vous reconnaîtrez des contes de votre enfance signés Andersen, comme Les habits neufs de l’empereur, La Princesse au petit pois ou encore La Princesse et le Porcher

Photo des répétitions du Roi Nu - SCRIBE-Paris

Au tout départ, le choix de la pièce a été difficile : les Scribouillards hésitaient entre Le Retour de la vieille dame, de Dürenmatt, et une pièce de Schwartz Le Roi Nu. Les deux metteures en scène, Sophie Courtel et Jehanne Ducros-Delaigue, ont préféré l’humour et l’engagement politique de cette dernière : c’est donc le Roi Nu qui a été choisi. Durant les 5 mois qui ont suivi, les répétitions ont été joyeuses, complètement folles, et pourtant très efficaces !

Il n’a pas été simple non plus de choisir où situer l’action : dans une contrée imaginaire de conte de fée? Dans l’univers stalinien des années 30 ? Ou pourquoi pas dans une ambiance de guerre froide, dans les années 60 ?

Photo des répétitions du Roi Nu - SCRIBE-Paris

C’est ainsi que nous avons forgé cette joyeuse dictature, un peu loufoque, tour à tour colorée et austère, et surtout… très musicale, car oui, cette année, l’aventure se fera en chansons !

Nous vous attendons donc nombreux pour célébrer avec nous l’avènement du Roi Nu !

Photo des répétitions du Roi Nu - SCRIBE-Paris

Etre comédien à SCRIBE-Paris, c’est quoi ?

Récit de Tatiana, comédienne à SCRIBE-Paris depuis 5 ans.

Nombreux sont ceux qui nous voient sur scène et qui se disent : « Moi aussi, j’ai envie de jouer avec cette association ». (J’ai envie de dire, normal : nous jouons tellement bien, nous avons tellement la pêche et nous sommes modestes, de surcroît.) D’ailleurs, chaque année, nous recrutons des comédiens en herbe qui intègrent notre troupe après nous avoir vu faire mumuse sur scène.

Mais au fait, vous vous demandez sûrement… être comédien à SCRIBE, c’est quoi ?

C’est d’abord un engagement…

Jouer à SCRIBE, c’est une décision qui ne se prend pas à la légère. Car même si nous sommes et nous resterons des amateurs, nous sommes soucieux de montrer un spectacle de qualité à notre public. Il y a une personne connue dont je ne me souviens plus le nom (de toute façon, il y a différentes versions…) qui a dit : « Le succès, c’est 20% d’inspiration et 80% de transpiration. » Et cette phrase, nous y croyons dur comme fer, à SCRIBE.

Non, nous ne recrutons pas les comédiens d’après leur talent ou leur expérience – ce n’est pas l’esprit Scribouillard. Souvent, des personnes arrivent après avoir seulement fait du théâtre à l’école ou l’université (ce qui était mon cas), ou alors sans même en avoir fait du tout. Pour nous, peu importe. Un comédien doit avant tout être motivé. Etre comédien à SCRIBE, c’est une répétition tous les mardis soirs entre octobre et avril, 4 week-ends de répétitions et 5 week-ends de représentation. Quand on décide de jouer à SCRIBE, on accepte que le théâtre devient notre principale activité extra-professionnelle.

Les amies d'Elsa et Lancelot

Il faut comprendre que le désengagement d’une seule personne pénalise facilement les autres… Quand on s’inscrit à la salle de sport et qu’on n’y va pas (le genre de chose que je pourrais très bien faire, sauf que je ne m’inscris jamais à la salle de sport), ça nous regarde, on perd de l’argent et on est en moins bonne forme physique, mais personne n’est pénalisé, à part nous-mêmes. Ce n’est pas le cas du théâtre. Quand nous répétons une scène et qu’un des acteurs est absent, c’est chaque acteur de cette scène qui est pénalisé !

Même si on n’a pas prévu de jouer tel ou tel soir, notre présence est quand même nécessaire, car il y a toujours quelque chose à faire : aider aux décors, gérer de la paperasse administrative, ou tout simplement, observer la scène qui se joue et donner son point de vue aux metteurs en scène. Un regard extérieur est toujours utile !

Photo du filage de l'Invitation au Château, par SCRIBE-Paris

…qui devient vite un privilège

Je ne vous ai pas encore trop dégoûtés ? ça va ?

Tout n’est pas noir dans la vie d’un comédien à SCRIBE… encore heureux, sinon on ne serait pas aussi nombreux à vouloir jouer chaque année ! Car les comédiens se bousculent, beaucoup ont envie de jouer, et nous essayons toujours de nous adapter aux envies de chacun. Ma première année à SCRIBE, nous avions joué 8 Femmes, et comme son nom l’indique, nous étions huit sur scène (nous n’étions cependant pas que des femmes, mais c’est un autre débat). C’est très rare d’être aussi peu à vouloir jouer. Pour comparaison, cette année, nous jouons Le Roi Nu et nous sommes quinze !

Photo d'une répétition de la pièce 8 Femmes

Pourquoi sommes-nous tous prêts à nous investir ainsi ?

Etre comédien à SCRIBE, c’est un triple privilège. Premièrement, le privilège de passer un peu de temps avec l’association. Chaque année, il y a une très bonne ambiance au sein du groupe. Jamais je ne suis allée à reculons à une répétition ! (Bon, à part quand il faut mettre son réveil à 11h pour être à l’heure aux répétitions du dimanche, mais la plupart des gens n’ont pas une nature profonde aussi proche de la marmotte.) C’est toujours un moment de partage, de rires, de complicité entre nous. Le samedi soir des week-ends de répétition, nous faisons toujours une activité tous ensemble pour nous aider à décompresser : une soirée jeux, un dîner, une pièce de théâtre, un laser game, que sais-je d’autre encore…

Deuxièmement, le privilège de donner un peu de plaisir à notre public. Sentir que le public a apprécié la pièce interprétée, qu’il applaudit notre jeu, qu’il a passé un bon moment, c’est un vrai bonheur pour nous. Je me suis souvent entendu dire que le public était un acteur à part entière de la pièce. Quand nous sentons que le public est réceptif, qu’il rit, qu’il applaudit, nous sommes portés par son enthousiasme et nous devenons de meilleurs comédiens.

Photo de la pièce "La Nuit de Valognes"

Troisièmement – et là c’est un privilège qui est spécifique à SCRIBE uniquement – le privilège de procurer un peu de soleil aux étudiants du Haut-Karabagh. Nous relativisons nos propres problèmes, et nous nous rendons compte que nous changeons leur vie.

S’amuser dans le but d’améliorer la vie d’autres personnes… peut-on vraiment rêver d’un meilleur passe-temps ?

Qui sont les nouveaux 2016-2017 ?

En 2016, deux valeureuses jeunes filles ont rejoint les troupes de SCRIBE-Paris. Qui sont-elles ?

Elsa

Photo Elsa Scribe

Comment j’ai connu SCRIBE ? Par Michael qui est l’ami d’un ami

Michael a interprété le rôle du petit garçon dans la pièce Le Dragon et a beaucoup marqué les esprits par sa bonne humeur 🙂

Quel est mon rôle à SCRIBE ? Intendante, faire les coiffures

Si j’étais un animal, je serais… un dauphin (la mer, la liberté, le voyage…)

Jehanne

Photo Jehanne SCRIBE

Comment j’ai connu SCRIBE ? par Sophie, qui recherchait quelqu’un pour l’aider à mettre en scène la nouvelle pièce de SCRIBE

Quel est mon rôle à SCRIBE ? Metteur en scène/responsable pôle art… et petite main quand il y a besoin

Si j’étais un animal, je serais… une cigogne (un chat c’est trop banal)… cet oiseau est fidèle, courageux, assez fier… il me plaît !! Le plus beau paysage selon moi : un champ de cigognes ! (ça ne se trouve pas en Alsace mais en Pologne, en Lituanie, …) Par contre je suis contre l’image de la cigogne qui apporte des petits bébés car… j’aime pas les bébés! 😉