Azerbaïdjan (République azerbaïdjanaise)
 
 
 
 
 
 
     
 
Sommaire
 
     
 
Politique intérieure
 
 
Vie économique
 
 
Relations internationales
 
     
 

 
 
 
 
  Politique intérieure  
     
 
Le 13 janvier 1990, à Bakou, les Arméniens sont victimes de véritables pogroms perpétrés par des Azéris. Les militaires soviétiques tentent de séparer les combattants. Les Arméniens sont évacués. Le 20, l’état d’urgence est instauré à Bakou et les chars investissent la ville, théâtre de violents combats.
Le 30 août 1991, l’Azerbaïdjan proclame son indépendance.
Le 8 septembre, manifestations à Bakou contre l’élection à la présidence d’Ayaz Moutalibov, ancien communiste conservateur. Le 14, le Parti communiste vote sa propre dissolution.
Le 2 janvier 1992, le président Moutalibov décide de placer sous son administration directe le Haut-Karabakh. Le conflit s’intensifie.
Le 8 janvier, le Haut-Karabakh, à la suite du référendum du 11 décembre 1991, proclame unilatéralement son indépendance, sous le nom de république d’Artsakh.
Le 28 février, les troupes de l’ex-Armée rouge se retirent du Haut-Karabakh.
Le 6 mars, le président démissionne sous la pression de manifestants nationalistes, et l’intérim est assuré par Iacoub Mamedov.
Le 14 mai, le Parlement rétablit dans ses fonctions l’ancien président Moutalibov, qui décrète l’état d’urgence. Le 15, le Front populaire (nationaliste), principal mouvement d’opposition, s’empare du pouvoir. Le 18, le Parlement élit son président, Issa Gambarov, qui devient président de la République par intérim. Le Conseil national désigne un gouvernement d’union nationale que dirige l’ancien Premier ministre Raguim Gousseinov.
Le 7 juin, Aboulfaz Eltchibey, leader du Front populaire, est élu président de la République avec 63 p. 100 des voix.
Du 12 au 18 juin, les forces azéries lancent une vaste offensive en direction du Haut-Karabakh, totalement conquis en mai par les Arméniens.
Le 6 juin 1993, Giandja, la deuxième ville du pays, tombe aux mains des troupes rebelles du colonel Sourat Gousseinov, favorables à l’ancien pouvoir communiste. Elles profitent du retrait des soldats russes qui lui laissent leur armement et des hommes. Le 7, Sourat Gousseinov obtient la démission du Premier ministre Panakh Gousseinov. Le 15, le Parlement élit Gaïdar Aliev à sa tête, tandis que les rebelles menacent la capitale. Le 18, Aboulfaz Eltchibey s’enfuit de Bakou. Le 25, le Parlement destitue le président Eltchibey de tous ses pouvoirs et les remet à Gaïdar Aliev. Le 27, les forces rebelles se rallient au nouveau président, qui nomme Premier ministre, le 30, Sourat Gousseinov.
Le 3 octobre, Gaïdar Aliev est élu président.
Le 24 octobre, après avoir occupé Agdam en juillet, les forces arméniennes du Haut-Karabakh s’emparent de la région de Zangelan, ce qui leur permet de contrôler tout le sud-ouest du pays. Des milliers de réfugiés fuient l’avancée des Arméniens.
Le 3 octobre 1994, le président Aliev instaure l’état d’urgence à la suite de diverses actions visant à déstabiliser son pouvoir, et dont la Russie est jugée responsable ; le 20 septembre, le président avait signé un contrat d’exploitation pétrolière avec un consortium occidental, accord contesté par Moscou qui exigeait que le pétrole ainsi extrait soit acheminé vers la Turquie par un oléoduc passant par la Russie. Le 4, des rebelles prorusses s’emparent de Giandja, fief du Premier ministre Sourat Gousseinov, tandis que des mutins se révoltent à Bakou. La « tentative de coup d’État » est matée dès le lendemain. Le 6, Sourat Gousseinov est limogé.
Le 15 mars 1995, des unités du ministère de l’Intérieur dirigées par Ramil Djavadov, qui exigent la démission du président Aliev, se rebellent à Bakou. L’ancien Premier ministre Sourat Gousseinov et l’ancien président Ayaz Moutalibov sont accusés d’être les instigateurs de la mutinerie qui échoue le 17.
Le 12 novembre, Yeni, le parti du président Gaïdar Aliev, remporte les premières élections organisées depuis l’indépendance du pays, avec 78 p. 100 des suffrages. Les observateurs internationaux dénoncent de nombreuses fraudes et irrégularités. Le Front populaire de l’ancien président Aboulfaz Eltchibey était le seul parti d’opposition autorisé à se présenter. Le même jour, une nouvelle Constitution élargissant les pouvoirs du président Gaïdar Aliev est adoptée par référendum.
Le 11 octobre 1998, le président Gaïdar Aliev est réélu à la tête de l’État dès le premier tour de scrutin, avec 76 p. 100 des suffrages. Les observateurs de l’O.S.C.E. contestent la régularité du processus électoral.
Le 5 novembre 2000, le parti Nouvel Azerbaïdjan du président Aliev remporte des élections législatives entachées, selon l’O.S.C.E., de « graves irrégularités ».
Le 21 novembre 2001, le Nouvel Azerbaïdjan désigne le fils du chef de l’État, Ilham Aliev, par ailleurs président de la compagnie pétrolière d’État, comme successeur de son père à la tête du parti au pouvoir.
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Vie économique
 
 
 
 
 
En 1992, une monnaie nationale, le manat, est créée (28 juin). Cinq lois fondamentales sont promulguées, portant sur la propriété privée, la propriété de la terre par les exploitants, la protection des investissements étrangers, les Bourses de valeurs et la fiscalité.
En 1993, le gouvernement s’efforce d’accroître la production de pétrole, la principale richesse du pays.
En 1994, l’Azerbaïdjan engage, en accord avec le F.M.I., un programme de réforme structurelle qui prévoit d’unifier les taux de change, de diminuer l’inflation, de réduire le déficit budgétaire et de libéraliser les prix.
Le 20 septembre, Bakou signe avec un consortium de 7 compagnies pétrolières occidentales un contrat qui prévoit 7,4 milliards de dollars d’investissement en 30 ans, avec une production escomptée de 800 000 barils par jour à la fin du siècle.
Le 10 novembre 1995, un accord est signé au sujet de l’évacuation du pétrole à extraire en mer Caspienne. Sous la pression des États-Unis, il est décidé qu’un oléoduc traversant la Géorgie doublera celui qui transite exclusivement par la Russie.
En 1996, l’économie du pays subit les effets de la fermeture de la frontière avec la Russie, décidée au début de la guerre en Tchétchénie. Cela provoque une diminution des échanges, et notamment des livraisons de pétrole, en direction des pays de la C.E.I. qui sont les principaux partenaires commerciaux de l’Azerbaïdjan. La récession que traverse le pays diminue quelque peu. Bien que moins forte que les années passées, la chute de la production industrielle, et par conséquent de la croissance, se poursuit. La production de pétrole baisse encore.
En 1997, l’économie s’engage vers la reprise. Les privatisations industrielles et foncières se développent et les investissements étrangers progressent, notamment dans le secteur pétrolier qui s’annonce prometteur.
En 1998, les indicateurs économiques du pays sont tous favorables. La croissance est forte, l’inflation jugulée, la dette modérée, la monnaie stable et le déficit public très faible. Cette bonne santé est principalement due à l’essor de l’exploitation du pétrole de la mer Caspienne qui assure jusqu’à 60 p. 100 des flux financiers entrant dans le pays. La construction d’un second oléoduc reliant Bakou à la mer Noire est engagée. Les autres secteurs industriels demeurent toutefois sinistrés. La majorité de la population ne profite pas de la manne pétrolière et le chômage reste élevé.
Le secteur pétrolier reste en 1999 la seule source de la croissance économique du pays. L’exportation du brut demeure toutefois liée à la sécurisation des oléoducs existants ou à venir – la construction d’un troisième oléoduc, entre Bakou et Sousa, en Géorgie, est décidée.
En 2000, la hausse des cours du pétrole tire la croissance vers un taux élevé. L’activité reste concentrée autour de l’exploitation des hydrocarbures, qui fait l’objet de nombreux accords avec les pays voisins.
En 2001, la croissance du P.I.B., soutenue par celle des cours du pétrole, se maintient. Les investissements étrangers continuent d’affluer, sans profiter toutefois à la population. La construction de l’oléoduc devant relier Bakou à Ceyhan, en Turquie, est repoussée pour des raisons tant financières que techniques.
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Relations internationales
 
 
 
Le 23 septembre 1991, à la suite de la mission de médiation des présidents russe et kazakh, un accord de cessez-le-feu est conclu entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, mais il n’est pas respecté sur le terrain.
Le 21 décembre, à Alma-Ata (Kazakhstan), l’Azerbaïdjan entérine la disparition de l’U.R.S.S. et adhère à la Communauté des États indépendants (C.E.I.) créée le 8 à Minsk (Biélorussie).
Le 30 janvier 1992, admission à la C.S.C.E.
Le 8 mai, à Téhéran, les présidents arménien et azerbaïdjanais signent un nouvel accord en vue de mettre fin au conflit, mais il ne sera pas respecté sur le terrain.
Le 29 juillet 1993, après de nouvelles offensives arméniennes contre des villes azéries, le Conseil de sécurité de l’O.N.U. exige à l’unanimité le retrait « inconditionnel » d’Azerbaïdjan des « forces d’occupation ». Ces opérations sont sévèrement condamnées par la Russie, qui est pourtant soupçonnée d’aider les forces arméniennes pour s’opposer à l’influence turque dans la région, ainsi que par l’Arménie.
Le 24 septembre, 9 des 11 États de la C.E.I., dont l’Azerbaïdjan, signent un accord-cadre qui ouvre la voie à une union économique et monétaire, dans laquelle la Russie doit disposer d’un rôle prépondérant.
Au début de l’année 1994, les combats s’intensifient dans le Haut-Karabakh. Un accord de cessez-le-feu est signé le 18 février à Moscou par les ministres de la Défense d’Arménie, d’Azerbaïdjan et un représentant du Haut-Karabakh sous l’égide du ministre russe de la Défense, mais il n’est pas respecté.
Le 6 décembre, le sommet de la C.S.C.E. réuni à Budapest décide la création d’une force internationale de maintien de la paix dans le Haut-Karabakh. Moscou obtient de contrôler sa mise en œuvre.
En avril 1997, le président Aliev critique la faiblesse du soutien turc, notamment sur la question du Haut-Karabakh.
En juillet, le chef de l’État se rend en visite en Russie où il signe de nombreux accords de coopération.
Le 8 novembre 2000, le pays devient membre à part entière du Conseil de l’Europe.
Le 25 octobre 2001, le Sénat américain lève certaines sanctions liées au conflit avec l’Arménie, après l’autorisation donnée par les autorités de Bakou de survoler le territoire, dans le cadre de la lutte contre le régime taliban et le réseau Al-Qaida en Afghanistan.
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